La section du Vieux Lille a adopté les propositions suivantes au titre de la
contribution collective à la réflexion ouverte dans le cadre des Etats Généraux du PS
autour du thème central des modalités d’exercice de la Démocratie.
LA DEMOCRATIE
Le respect des institutions.
Là il se concrétise dans la qualité du dialogue entre les divers rouage supérieurs de
l’institution c’est à dire en particulier entre le Président, le Gouvernement et le
Parlement (Assemblée Nationale + Sénat) sans recourir systématiquement à la
discipline du «bloc majoritaire» dans lequel le «consensus sans intelligence»
remplace la conviction et la dignité intellectuelle du député libre de son jugement et
responsable du mandat que le suffrage populaire lui a confié au nom duquel il
apporte ses convictions.
A un degré moindre sur le plan formel, l’opinion publique est aussi a prendre en
compte tout d’abord par le respect des engagements pris auprès des électeurs et à
cet égard le Parti Majoritaire, porteur de la candidature du président élu, a une
responsabilité en tant que garant de l’exécution du mandat politique de l’hôte de
l’Elysée.
En second lieu l’opinion publique convenablement évaluée est aussi une
donnée de gouvernement dans une ambiance démocratique avec son formalisme
constitutionnel sous forme de la consultation par référendum.
Dans un contexte de faible consensus le «caporalisme présidentiel» adopté pat M.
Hollande représente une dérive dangereuse qui se fonde sur l’interprétation la plus
formaliste de la constitution dans la façon de concevoir l’exercice du pouvoir (Elu
pour 5 ans, j’y suis, j’y reste).
Fruit d’un volontarisme apparemment courageux cette option altère le climat démocratique.
De plus le cautionnement de cette singularité par un vote de confiance au lieu de susciter sa critique par le Parti Socialiste rend ce dernier complice dans ce choix. Il en paye systématiquement les conséquences à chaque tournée électorale par la décrédibilisation qui s’en suit.
Le respect de nos engagements : Non-cumul de mandat
Mais, pour permettre aux responsables politiques d’être davantage disponibles pour les
militants et pour une action de proximité en lien avec leur mandat d’une part et surtout
pour permettre au plus grand nombre de militants d’accéder à des fonctions d’élus et
autoriser ainsi un véritable renouvèlement de la classe politique d’autre part, nous nous
devons de montrer l’exemple au Parti Socialiste en allant plus loin encore en nous
interdisant un cumul de fonctions électives externes (mandat de Maire, d’Adjoint, de
député, de Sénateur, conseiller régional ou général, président ou vice-président de
communauté urbaine, de député européen ... ) avec des fonctions internes
importantes (comme premier secrétaire fédéral par exemple)
Nous en prenons l’engagement à l’occasion des états généraux du parti qui se tiendront
le 6 décembre prochain.
La Section PS du Vieux-Lille