Cher-e-s Camarades,
Nous avons le plaisir de vous adresser l'interview donnée ce week-end par Pierre de Saintignon à La Voix du Nord, à l'occasion de l'Université d'été de La Rochelle.
Vous en souhaitant une bonne lecture, nous vous adressons nos meilleures salutations socialistes.
L'équipe du comité de ville
Bras droit d’Aubry, Pierre de Saintignon confirme
sa candidature aux régionales
sa candidature aux régionales
(PUBLIÉ LE 30/08/2014 A LA ROCHELLE, MATTHIEU VERRIER)
Ce samedi matin, quelques socialistes du Nord étaient présents à la réunion des frondeurs pour la création du mouvement Vive la gauche. Parmi eux : Pierre de Saintignon, bras droit de Martine Aubry.
A la sortie de la réunion des « frondeurs », le bras droit de Martine Aubry salue la venue de Christiane Taubira. « Elle a du courage, elle l’avait déjà montré », sourit-il, se souvenant de la chaleureuse et ostensible accolade avec la maire de Lille l’an dernier à La Rochelle déjà.
Aubry, justement, prépare une intervention. « Elle écrit », confie Pierre de Saintignon. L’expression de l’ancienne ministre pourrait se faire mi-septembre.
Gilles Pargneaux et Jean-Christophe Cambadélis vous ont présenté comme candidat pour les régionales. C’est donc officiel ?
« Je m’exprimerai dans les jours qui viennent. Ce n’est un secret pour personne de dire que je suis candidat. J’ai été très heureux que Gilles Pargneaux s’exprime très clairement et que Jean-Christophe Cambadélis dise que j’étais l’avenir et marque sa confiance.
Cette élection va être difficile, mais elle repart pour chaque personne. Il faut aller débattre sur la situation des citoyens, leurs souffrances, leur mal-être, mieux comprendre avec eux ce que nous pouvons faire. Ce n’est pas une campagne de plateau, c’est une campagne auprès des gens. J’étais fier que le patron des socialistes du Nord et le patron du PS me donnent leur confiance. Je vais essayer d’en être digne. »
Pourquoi être venu à la réunion des frondeurs ?
« Je suis venu à la Rochelle avec tous ceux qui veulent que le débat reprenne avec les militants et qui veulent que la feuille de route adoptée tous ensemble avec le projet des socialistes soit mis en œuvre. C’est pour cela que nous avons été élus. Les Français sont perdus parce qu’ils ne savent plus où nous en sommes dans nos engagements.
Je suis heureux parce que depuis hier, le débat a repris dans de bonnes conditions sous l’autorité de Jean-Christophe Cambadélis. Le terme de frondeurs n’est pas approprié. Ici, des députés, des parlementaires, des militants se battent pour que soit mis en œuvre rien d’autre que ce que nous avons voté ensemble il y a deux ans, rien d’autre que ce que nous avons présenté aux Français lors des élections présidentielle et législatives.
Avec les amis de Martine Aubry, nous qui étions désolés, mortifiés, avons l’impression que le débat a repris. »
Quand les frondeurs disent « vive la gauche », cela veut-il dire que le gouvernement Valls n’est pas la gauche ?
« Il y a un certain nombre de choix qui ne sont pas conformes avec ce que nous avons décidé. Comme patron de l’économie régionale, ça fait 15 ans, que nous attribuons des subventions aux entreprises, ça fait 15 ans que nous signons un contrat. Ce contrat précise un nombre d’emplois, des formations, un plan de santé au travail et le respect des sous-traitants. Aucun chef d’entreprise de la région ne dit que c’est inacceptable.
Donc, j’aime les entreprises. Mais une entreprise, c’est les organisations syndicales, les salariés, les ouvriers. Les contreparties à un engagement financier ne choquent personne dans la région. Pourquoi est-ce impossible au plan national ? Je veux porter ça ici, parce qu’il n’est pas trop tard. Le pacte de responsabilité a pour impérieuse nécessité de s’inscrire dans une dynamique de contrat. »
Le gouvernement de Valls et Macron a-t-il encore votre confiance ?
« Comme beaucoup ici, y compris ce matin (dans la réunion des frondeurs, ndlr), nous souhaitons la réussite du gouvernement. Je veux travailler à la réussite de ce gouvernement, de François Hollande et de ce quinquennat. Nous sommes nombreux à penser que cela passe par certaines inflexions.
Quand on aura compris que la question n’est pas de faire échouer le gouvernement, mais de le faire réussir, on pourra faire avancer les choses. »