Un conflit social imposant aux issues incertaines.
Le système qu'on réforme est un système de garanties qui prolonge un parcours effectué dans un système d'emploi supposé très linéaire tel qu'il était en vigueur en France au sortir de la guerre et les principes qui fondent l'architecture du système ont nécessairement été inspiré en parallèle à ceux qui fondaient l'architecture du système de l'emploi d'alors pour assurer la compatibilité.
Si le système de l'emploi était resté identique et que le seul facteur modifié n'était que la longévité accrue des travailleurs on pourrait alors - et encore sous certaines réserves - plus ou moins légitimement décréter la pertinence du glissement des bornes d'age.
Mais malheureusement il n'en est pas ainsi. Le système de l'emploi et le marché du travail correspondant se sont largement modifiés et les jeunes mesurent le caractère paradoxal des réformes proposées compte tenu du décalage entre leur possibilités concrètes d'accéder au travail par rapport à ce que le système des retraites présuppose en matière de système d'emploi pour conserver son statut de garanties en prolongement de celles régissant la vie de travail.
C'est pourquoi les enfants qui manifestent en estimant qu'on se moque d'eux ne sont pas les "enfants soldats" de cette protestation que les adultes enverraient avec perversité en première ligne. Il reste néanmoins déplorable, et paradoxal, de constater que les adultes au travail du secteur privé ne sont pas plus fortement mobilisés mais c'est une conséquence de la dégradation du système de l'emploi, de l'ambiance au travail et finalement le résultat d'un niveau déplorable du dialogue professionnel.
Naturellement le contexte n'est pas favorable à une perspective de discussion sereine en cas de mise à plat et de reformulation des règles de fonctionnement du système et du financement de la période post-laborale.
C'est cette contradiction, avec les risques de radicalisation sous l'effet des commentaires les plus provocateurs des observateurs idéologiquement engagés, qui rend incertain les développements et l'issue du conflit actuel.
Le système qu'on réforme est un système de garanties qui prolonge un parcours effectué dans un système d'emploi supposé très linéaire tel qu'il était en vigueur en France au sortir de la guerre et les principes qui fondent l'architecture du système ont nécessairement été inspiré en parallèle à ceux qui fondaient l'architecture du système de l'emploi d'alors pour assurer la compatibilité.
Si le système de l'emploi était resté identique et que le seul facteur modifié n'était que la longévité accrue des travailleurs on pourrait alors - et encore sous certaines réserves - plus ou moins légitimement décréter la pertinence du glissement des bornes d'age.
Mais malheureusement il n'en est pas ainsi. Le système de l'emploi et le marché du travail correspondant se sont largement modifiés et les jeunes mesurent le caractère paradoxal des réformes proposées compte tenu du décalage entre leur possibilités concrètes d'accéder au travail par rapport à ce que le système des retraites présuppose en matière de système d'emploi pour conserver son statut de garanties en prolongement de celles régissant la vie de travail.
C'est pourquoi les enfants qui manifestent en estimant qu'on se moque d'eux ne sont pas les "enfants soldats" de cette protestation que les adultes enverraient avec perversité en première ligne. Il reste néanmoins déplorable, et paradoxal, de constater que les adultes au travail du secteur privé ne sont pas plus fortement mobilisés mais c'est une conséquence de la dégradation du système de l'emploi, de l'ambiance au travail et finalement le résultat d'un niveau déplorable du dialogue professionnel.
Naturellement le contexte n'est pas favorable à une perspective de discussion sereine en cas de mise à plat et de reformulation des règles de fonctionnement du système et du financement de la période post-laborale.
C'est cette contradiction, avec les risques de radicalisation sous l'effet des commentaires les plus provocateurs des observateurs idéologiquement engagés, qui rend incertain les développements et l'issue du conflit actuel.
R. LUBEK